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Les sièges du Moyen-Age et de la Renaissance

Les sièges du Moyen-Age et de la Renaissance

1er article d'une série de 7, nous retraçons l'ihistoire du siège en France. Ce premier volet débute avec les sièges du moyen age et de la renaissance.


 

Les sièges du Moyen-Age et de la Renaissance : un rôle avant tout social

Le Moyen-âge est caractérisé par un mode de vie nomade, même pour les seigneurs. C’est pourquoi à cette époque, les meubles se doivent d’être facilement transportables car les demeures se vident de leurs meubles à chaque déplacement afin d’éviter les pillages, très fréquents à cette époque. Les plus anciens sièges sont en fer forgé, laiton ou bronze incrustés d’ivoire, d’argent ou d’or. Mais à cette époque on s’assaillait généralement directement sur le sol, tel était le cas à la Sorbonne ou au palais de justice.

Ce n’est qu’au XVe siècle que la véritable menuiserie apparaît. La chaire et le banc sont les deux sièges les plus courants au Moyen-âge. La chaire est un siège dont le piètement est un coffre. Elle possède deux appuis bras et un haut dossier plein. C’est un meuble lourd bien qu’on le transporte. Les décors qu’elle reçoit prennent leur source dans l’architecture : fenestrages aveugles ou percés ou parchemins plissés.

Une hiérarchie bien orchestrée

La chaire était exclusivement réservée au seigneur dans son domaine, le faudesteuil exclusivement au roi. Les autres sièges de l’époque pouvaient être utilisés par toutes les classes sociales. C’est le cas notamment du banc, aussi bien utilisé par le paysan, le bourgeois ou le seigneur. Au XVe siècle son piètement est un coffre. Il se place généralement devant la table pour prendre les repas. D’autres sièges cohabitent à ses côtés : la forme (siège sans accotoir), le banquet (petit banc), l’escabelle (petit plateau posé sur deux, trois ou quatre pieds) qui sert à table pour les plats, la selle sur trépied (même principe que l’escabelle mais utilisée pour les autres pièces), le tabouret, le placet (à quatre pieds) dont le plateau est rond ou quadrangulaire, le ployant, sorte de tabouret offert par le suzerain à ses vassaux.

L’influence de l’Italie

La Renaissance marque toutefois l’entrée dans une nouvelle ère pour l’art de vivre français. La découverte des œuvre de Da Vinci, Donatello ou encore Botticelli vont considérablement influencer la manière de vivre en France. Les fenêtres vont être enfin élargies afin de laisser la lumière pénétrer les intérieurs jusque-là très sombres. L’architecture des meubles ne changera guère, seuls les décors évolueront. Rinceaux, grotesques, et arabesques remplaceront les parchemins plissés.

Le XVIe siècle: siècle des améliorations techniques

Le XVIe siècle sera marqué par des évolutions techniques telles que l’assemblage en coupe d’onglet, le perfectionnement de l’assemblage en coupe d’hirondelle. Le noyer sera introduit sous Henri II alors qu’auparavant, seul le chêne était utilisé. A la fin du XVIe siècle, d’autres essences vont être introduites comme le cyprès, le frêne, l’érable. Les modifications stylistiques à l’époque, et le goût pour l’antique sont le fruit du mariage d’Henri II avec Catherine de Médicis en 1533, venue d’Italie. Les colonnettes, rudentures, oves et godrons font leur apparition dans les décors.

Quel marché des sièges Moyen-Age et Renaissance?

Les sièges de cette époque son rares sur le marché. Une chaise caquetoire se vend entre 2000 et 5000€ sur le marché, tout dépendant de la richesse de la sculpture. Une escabelle peut se négocier aux alentours des 1500€. Les clients de ces meubles sont avant tout des français mais quelques acheteurs américains, russes ou encore belges poussent les portes de sa boutique situé rue Auguste Comte.

Elise GARY

 

 





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